• La caresse des feuilles

     

     

     

     

     

    Éperdu de bonheur, Florentino Ariza passa le reste de l'après-midi à manger des roses et à lire la lettre, à la relire mot à mot une fois et une fois encore, mangeant d'autant plus de roses qu'il la lisait et la relisait, et à minuit il l'avait lue tant de fois et avait mangé tant de roses que sa mère dut le cajoler comme un petit veau pour lui faire avaler une décoction d'huile de ricin.

     

     

     

     

     

     

     il lui envoyait des vers de miniaturiste gravés à la pointe d'une épingle sur les pétales des camélias... elle commença à lui envoyer des nervures de feuilles desséchées dans des dictionnaires, des ailes de papillons, des plumes d'oiseaux magiques...

     

     

     

     

     

     

    Florentino garda toujours avec lui un cahier aux pages ornées de dessins de coeurs blessés, dans lequel son père avait écrit : j'ai mal non de mourir mais de ne pas mourir d'amour

     

     

     

     

     

    Photos : le fusain d'Europe, en filigrane des passages de
    L'amour aux temps du Choléra (Gabriel Garcia Marquez)

    "Des questions insidieuses adressées à lui d'abord puis à sa mère
    suffirent au médecin pour constater une fois de plus que
    les symptômes de l'amour sont identiques à ceux du choléra."

     

     

     

     

    l'amour fleur bleue

     

     

     

     

    solanum pyracanthum

    « Toucher du boisSéléné au périgée »

  • Commentaires

    1
    Samedi 26 Septembre 2015 à 08:10

    Un petit bijou ce billet!

    2
    Samedi 26 Septembre 2015 à 08:14

    J'aime la douceur des premières.

    L'amour fleur bleue ....qui s'y frotte s'y pique .

    Bon weekend 

    3
    Samedi 26 Septembre 2015 à 09:58

    Entre fleurs et feuilles

    dans la douceur du rose

    le bleu sort ses piquants

    4
    Samedi 26 Septembre 2015 à 10:20

    D'une douceur caressante ces feuilles. Pour ce qui est du fusain, hummm ! Entre l'amour et le choléra, hmmm ! c'est vrai, le choix est scabreux. On y échappe pas, quelle qu’en soit l'issue, ça c'est sûr  ! yes

    Bises de bon week-end, Mélanite.

    5
    Etoile
    Samedi 26 Septembre 2015 à 10:49
    Caresse
    De mystère
    La Vie
    Décline
    Ses piquants
    6
    Etoile
    Samedi 26 Septembre 2015 à 10:51
    Le bleu
    Perdu dans le temps
    Songe
    Au rose d'antan...
    Sans piquant
    Le souvenir
    Écorché
    Les douces caresses
    7
    Samedi 26 Septembre 2015 à 12:57

    Se nourrir de roses... quel beau texte magnifiquement illustré par la douceur délicate de tes images...

    8
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 08:27

    Voilà une mignonne qui sait bien se défendre !!

    9
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 10:20

    La première est une merveille.

    Bon dimanche Claire.

    10
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 13:09

    Comme quoi on peut être fleur bleue et savoir se défendre!

    Belle douceur en effet dans ce bokeh de rose!

    11
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 17:23

    Caresses très sélectives pour les trois premières photos.

    Après, qui s'y frotte s'y pique

    12
    Pat
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 18:16

    Bonsoir

    Très jolie série , mais je reste sur le fusain des trois premières !!

    jolie aquarelle pour la première !! Bonne fin de weekend ! Biz

    13
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 21:10

    Humm ... J'adore manger les Roses ! Ce soir j'ai cueillis des pétales de bourraches et de soucis pour nourrir et coloré mon entré.

    Je ne connaissais pas Gabriel Garcia Marquez ...

    Fleurs passion, l'Amour ou la mort .

    Ta première photo est sublimement gourmande. Quand au Solanum, il est impressionnant ! " L'Amour fleur-bleu ou crève cœur .

    14
    Lundi 28 Septembre 2015 à 07:10

    Superbe série, bravo !

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